AVROLLES

            HISTOIRE D'AVROLLES              

Le nom d'Avrolles provient du celtique Eburobriga, qui signifiait la forteresse de l'if (eburo = if et briga = à la fois mont et fort) 

Après Eburobriga on trouve Evrobola (époque gallo-romaine), Evrola (XIe), Ebrolia (1171), Avrolia (1264), Evrole (1297/1308), Everoles et Averoles (XIVe), Evroles (XVIIIe), puis Avrolles.

    Préhistoire   

Au Paléolithique des chasseurs nomades fréquentaient les environs, attirés par les forêts et l'eau.

À leur suite, les hommes du Néolithique ont défrichés les terres riveraines de l'Armançon mais aussi celles du fond de vallée du Créanton ; ils y ont laissé de nombreux outils. Ce fond de vallée est occupé sans interruption notable jusqu'à la fin de l'age du bronze. 

Vers la fin du Néolithique, soit environ 2000 ans av. J.C., le mont Avrollot est occupé et peut-être est-il alors fortifié, tandis que les terres de fond de vallée sont toujours cultivées.

Au Hallstatt (entre 750 et 400 av. J.C), soit dans la première partie del'âge du fer, le mont Avrollot voit la construction d'une première défense : une levée de terre surmontée d'une palissade en bois.

 

Vestiges antiques, paléochrétiens et sépultures du haut Moyen Age

Dans le cadre de l’aménagement de la place des Justes parmi les Nations à Avrolles, l’Inrap a réalisé un diagnostic archéologique en juillet 2013, sur prescription de l’Etat (Drac Bourgogne). L’intervention a mis en évidence les vestiges de l’agglomération antique secondaire d’Eburobriga. Les archéologues ont également découvert un lieu de culte chrétien de l’Antiquité tardive et sa nécropole. Vestiges de l’agglomération antique d’Eburobriga La table de Peutinger situe Eburobriga à l’emplacement de l’actuelle Avrolles. Le diagnostic confirme l’occupation gallo-romaine sur l’ensemble de la place et autour de l’église, grâce à la mise au jour de murs, de niveaux de sols et d’enduits peints sans doute liés à une domus (habitat urbain). Les sols d’occupation livrent des traces d’activité métallurgique (fer et bronze) et de boucherie entre le Ier et le IVe siècle après Jésus-Christ. Les sondages mettent également en évidence un aménagement de drainage au centre de la place : la situation topographique du village provoque fréquemment des dommages dus aux eaux de ruissèlement. Ce problème était déjà connu au cours de l’Antiquité. Ainsi, le « drain » mis en place est conservé et entretenu probablement jusqu’à la fin du Moyen Age. Traces d’une basilique et de sa nécropole Un lieu de culte paléochrétien de l’agglomération antique se situe probablement aux abords de l’église actuelle, construite au XIIe siècle. Son plan n’est pas encore connu car il se poursuit sous l’église et est perturbé par des caves dans la seconde moitié du Moyen Age. Les archéologues ont mis au jour les murs et le sol d’un bâtiment de l’Antiquité tardive (IVe -Ve siècle), qui pourrait être une basilique funéraire, toujours utilisée à l’époque mérovingienne. Une nécropole du haut Moyen Age se développe à l’intérieur et à l’extérieur de l’édifice: elle présente différents modes d’inhumation, en sarcophages ou en coffrages de bois. Les sarcophages fouillés (Ve -VIIe siècles) sont visités ou réutilisés : les ossements d’individus adultes sont parfois poussés sur les côtés pour laisser place à des enfants. Le diagnostic confirme la continuité de l’occupation et fournit des informations sur l’organisation de la place, de la fin de l’Antiquité à l’époque moderne.

    Période gauloise  

La pointe ouest du mont Avrollot est occupée par les Gaulois. Ils y construisent un oppidum en élevant un mur gaulois  (mélange de pierres et de bois lié par des agrafes en fer forgé) de 150 m de long pour barrer cette pointe à l'est, les autres côtés étant protégés par les pentes abruptes de la pointe. Cette partie protégée de la pointe fait 350 m de long. Juste à côté sur la butte se trouve le camp de Barcena.
À la fin de laTène (150 à 10 av J.C) l'oppidum est à peu près abandonné, pendant que les terres légères de la vallée accueillent de nombreuses fermes gauloises.

    Période romaine  

Les Romains reprennent l'oppidum gaulois. Eburobriga est mentionnée sur la table de Peutinger, qui lui attribue une importance certaine : elle y est signalée par le symbole (deux tours côte-à-côte) réservé aux grandes cités telles qu'Orléans ou Troyes. L'époque romaine voit un usage intensif des voies de communication et Eburobriga se situe à un carrefour important : s'y rencontrent la via Agrippa (Lyon-Boulogne), la voie de Sens à Alise Sainte Reine et une voie reliant Avrolles à Troyes.

Une ferme fortifiée, située à Duchy, (Le Duché ?) hameau d'Avrolles, aurait servi de résidence d'été à la reine Brunehilde. Elle s'était installé une forteresse appelée le château Florentin sur une île de l'Armançon, en contrebas de la ville actuelle de Saint-Florentin où une tour porte son nom. Elle ne fut pas capturée et tuée à cet endroit, mais à Orbe, près du lac de Neuchâtel.

    MOYEN AGE  

Avrolles dépend du comté de Champagne, plus précisément du comté de Troyes d'abord, puis de la vicomté de Saint-Florentin nouvellement créée. La ville profite de la prospérité générale du comté de Champagne à l'époque des foires, se situant à mi-chemin entre Troyes (ville majeure de foire) et Auxerre (ville majeure du commerce du vin en France). Ville fortifiée, plusieurs fois ruinée au cours des guerres, elle est saccagée au cours des guerres de religion  par les Huguenots, et réduite à l'état de simple village. Selon d'autres sources, la ville compte 6 000 habitants et est tenue par un capitaine huguenot. Elle est rasée et ses habitants exterminés par une compagnie catholique venue de Brienon. Sept survivants trouvent refuge dans les bois. Brienon eut le privilège, en remerciement, d'accoler à son nom "L'Archevêque", jusqu'à la révolution.

                    LIEUX ET MONUMENTS                     

 

   PLACE DES JUSTES PARMI LES NATIONS   

Membre du réseau: Villes et Villages des Justes de France

Localisation : place d'Avrolles

Date d’inauguration : Dimanche 17 juillet 2011

 

          LES JUSTES  DE FRANCE                  

Clémence (Lenoir) Munier

Année de nomination : 2008
Date de naissance : 12/06/1880
Date de décès : 13/03/1963
Profession : sans profession

LocalisationVille : Avrolles Saint-Florentin (89600)

Personne sauvée

Mr Goldberger Léon

Léon GOLDBERGER est né à Paris le 23 mars 1933. Ses parents, Markus et Sarah, sont originaires de Pologne. Ils émigrent en France dans les années 30, s’y rencontrent et s’y marient. Jusqu’en 1940 ils vivent dans le 3ième arrondissement. Le père est ouvrier chapelier, la mère ouvrière boutonniériste. Markus est engagé dans l’armée française puis démobilisé. Par miracle, la famille échappe aux rafles de juillet 42. Les parents décident de quitter Paris. Ils envoient leur fils âgé de 9 ans en province, dans l’Yonne, à Avrolles, chez Clémence Munier. Eux-mêmes se réfugient à Objat, en Corrèze, d’où le père rejoint la résistance jusqu’à la Libération.

Pendant deux ans, ils sont dans l’impossibilité d’envoyer le montant de la pension à Mme Munier, qui élève et chérit Léon comme son propre enfant. Il l’appelle d’ailleurs Tante Clémence. Deux autres enfants juifs sont aussi accueillis dans ce petit village qui compte 400 habitants à l’époque.

Léon arrive à Avrolles avec ses vrais papiers. Le maire, Michel JAZAT, accepte de l’inscrire à l’école à la rentrée 42. Le curé, l’abbé AUCLAIR, le prend également en charge. Les parents de Léon l’avaient fait baptiser avant son départ en province pour sa sécurité. L’institutrice, Mademoiselle Mauricette Perrier est aussi mise dans la confidence. Tous ont décidé de sauver ce petit garçon malgré les risques encourus et Clémence qui était déjà à la retraite s’est occupé de lui avec bienveillance et tendresse. Le village ne subissait pas alors de garnison allemande, mais un peloton y a séjourné au printemps 44. L’officier logeait d’ailleurs au sein même de l’école.

Clémence avait 4 sœurs qui habitaient toutes le village Léon les appelait Tante. Il vivait comme un petit garçon de la campagne. Il va rester à Avrolles jusqu’à la Libération.

Après la guerre, sa mère est venue le chercher mais Léon n’a jamais oublié sa bienfaitrice chez qui il passait régulièrement des vacances jusqu’à l’âge de 15 ans.

Le 23 septembre 2008, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah a décerné, à Clémence Munier, le titre de Juste parmi les Nations.

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André Vallenot

Année de nomination : 1996
Date de naissance : 02/11/1900
Date de décès : //
Profession : Menuisier

Marie-Louise (Couperat) Vallenot

Année de nomination : 1996
Date de naissance : 27/08/1906
Date de décès : //
Profession : Epicière

LocalisationVille : Avrolles Saint-Florentin (89600)

Personnes sauvées

Mme Klemberg (née Sznajder) Colette

Cérémonies

Conseil Economique & Social Paris (75116)

Date de Cérémonie de reconnaissance: 28 Septembre 1997

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          André et marie Lise Vallenot

André et Marie-Louise Vallenot tiennent une épicerie à Avrolles dans l’Yonne. C’est dans ce village qu’arrive en 1941 Marjam Sznajder et sa fillette de quatre ans, Colette.  La famille Sznajder habite au 62 rue de Strasbourg dans le IIIième à Paris. La jeune femme s’est enfuie de Paris après l’arrestation de son mari en pleine rue alors qu’il passait devant le commissariat du quartier.  Chaïm Sznajder est interné à Pithiviers le 14 mai 1941, puis déporté, il périt dans les camps. A Avrolles, Marjam Sznajder, fait en cachette des travaux de couture pour gagner sa vie. Toutefois, elle vit dans la hantise d’une dénonciation et la présence de nombreux Allemands dans le village renforce ses craintes. Elle confie en 1942 à Marie-Louise Vallenot, moyennant une somme modique, la petite Colette, qui n’a pas de papiers. Malgré la présence de trois allemands au 1er étage de leur maison, ils acceptent de prendre Colette. Marjam part pour Grenoble pour ne pas être inquiétée, malheureusement elle est arrêtée par la gestapo et internée en avril 1944.

La famille Vallenot traite la petite avec affection et dévouement, racontant aux voisins que c’était leur fille. Même si certains ne sont pas dupes, personne ne la dénonce.  André et Louise l’emmènent parfois à l’église, ils fêtent Noël avec elle et lui offrent des cadeaux à cette occasion comme ils le font pour leurs propres enfants.  Les autorités locales, le maire, les enseignants sont mis au courant et comme ils sont tous de grands patriotes ils gardent le silence. Ils l’inscrivent à la petite école du village sous le nom de Vallenot et elle suit une scolarité quasi normale, elle s’intègre facilement. Il y avait aussi d’autres enfants juifs cachés dans ce village ils étaient abrités par le boulanger Roger Voinot.

La famille Vallenot n’a jamais cherché à cacher à Colette sa véritable identité. Quand la mère de Colette a été arrêtée par la Gestapo à Grenoble, puis déportée, la pension de Colette n’est alors plus payée, les Vallenot continuent cependant à veiller sur l’enfant. Ils pensent même l’adopter si personne ne revient la chercher.

En 1945, Marjam Sznajder, qui a survécu, revient à Avrolles chercher sa fille. Colette reste pendant de longues années en relations avec ses sauveteurs. Elle allait chez eux pendant les vacances scolaires.

Le 10 juin 1996, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah a décerné, à André et à Marie-Louise Vallenot, le titre de Juste parmi les Nations.

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Jeanne et Roger VOINOT

Jeanne Voinot

Année de nomination : 2010
Date de naissance : 21/02/1912
Date de décès : 06/05/2014
Profession : Boulangère

Roger Voinot

Année de nomination : 2010
Date de naissance : 13/01/1913
Date de décès : //
Profession : Boulanger

Ville : Avrolles Saint-Florentin (86900)

Personne sauvée

Mme Sameroff (née Kokotek) Rochelle

Madame ROUSSEAU habitait Avrolles, petite bourgade rurale de l’Yonne, rattachée aujourd’hui à la commune de Saint-Florentin, près de Chablis.

Un jour de l’été 43, sa belle-fille qui vivait à Paris et travaillait à la SNCF, vint la trouver pour lui faire part d’un gros problème : Madame REGISTEL, une collègue et amie,  recherchait  une famille d’accueil habitant la campagne qui accepterait de  cacher Rachel, une petite fille de 11 ans qu’elle avait depuis un an prise sous sa protection.

Rachel était la fille  aînée de Bronia et Wolf KOKOTEK, des juifs d’origine polonaise,  qui avaient été les voisins de  pallier de Madame REGISTEL au  19 de la rue Beccaria dans le 12e arrondissement de Paris. Ils avaient été arrêtés en juillet 1942 avec Fernande, leur petite fille de 4 ans, au moment de la rafle du Vel‘d’Hiv’, puis déportés et assassinés à Auschwitz. Une scarlatine pour  laquelle elle était alors hospitalisée à Trousseau, avait  miraculeusement épargné Rachel dont la mère, avant de partir  vers son cruel destin, avait eu la présence d’esprit de cacher l’existence aux policiers et de demander discrètement à sa voisine Madame REGISTEL de s’occuper d’elle.

Catholique fervente et dévouée, cette dernière (qui était à l’époque mère d’une fille mariée et d’un garçon prisonnier de guerre en Allemagne), s’était rendue au chevet de l’enfant dont elle aurait pu être la grand-mère, avait organisé sa sortie de l’hôpital, et l’avait recueillie chez elle. Avec conscience et dévouement elle avait affectueusement entouré la fillette, et, comme cela se faisait pendant l’occupation pour les enfants des villes, l’avait envoyée à la campagne, à l’abri des bombardements. Placée sous le prénom de Marie-Hélène au Pensionnat Sainte-Hélène, dirigé par les sœurs de Saint-Vincent de Paul à  Epinay sous Sénart, à une vingtaine de kilomètres de Paris, la fillette avait passé l’année scolaire 1942/1943. A l’issue de celle-ci,  les religieuses, redoutant les contrôles d’identité opérés dans les écoles, avaient conseillé de rechercher pour la rentrée suivante un abri plus écarté de la capitale.

Aussitôt qu’elle apprit cette grande détresse, Madame ROUSSEAU, alla trouver en toute confiance les boulangers du village pour réfléchir avec eux à une solution. Sans hésiter Jeanne et Roger VOINOT, parents de Nicole, une petite fille de 6 ans, parfaitement au courant des risques qu’ils encouraient,  proposèrent de prendre Rachel chez eux. « Une enfant, c’est une enfant,  Nous ne nous sommes posé aucune question ; c’était tellement naturel » confirme aujourd’hui Jeanne, à quelques mois de ses cent ans.

La fillette, persuadée d’avoir été abandonnée par les siens (Madame REGISTEL, avait pensé adoucir sa peine en lui faisant croire que ses parents étaient partis  sans elle en Suisse),  retrouva chez ses bienfaiteurs, la chaleur d’une vie de famille. Jeannette et Roger en lui ouvrant leur porte, lui avaient aussi ouvert leur cœur. Ils l’avaient pratiquement adoptée, la faisant passer pour leur nièce, n’attendant aucune compensation financière, partageant avec elle le pain du fournil et les légumes du potager et redoublant de précautions pour que sa présence n’attire pas l’attention des soldats allemands et des SS cantonnés dans le village et logés chez les habitants. Ils ne l’envoyèrent à l’école que le jour où les instituteurs du pays qui avaient deviné ses origines, vinrent spontanément leur proposer de la prendre sans formalités dans leur classe sous le nom de Renée Cocoten.

Quand sonna l’heure de la Libération, Renée était parfaitement intégrée à la population de Avrolles et ni elle ni Jeanne, ni Roger ne pouvaient imaginer qu’ils allaient devoir se séparer….

C’est un cousin, venu aux nouvelles rue Beccaria, qui découvrit son existence et la signala à une œuvre juive qui regroupait les orphelins, cherchait à leur retrouver un lien familial et préparait à l’émigration en Palestine, ceux qui restaient définitivement seuls au monde. A son grand désespoir et à celui de Jeanne, de Roger et de Nicole, Rachel dut quitter Avrolles pour un centre situé en Normandie.

Autorisée en 1945 à passer les fêtes de Noël avec les VOINOT qui lui avaient envoyé l’argent de son voyage, elle s’arrêta à Paris, retrouva d’instinct le chemin de son ancien domicile et en interrogeant le voisinage, découvrit que son grand-père, sans laisser d’adresse,  avait émigré aux Etats-Unis avec ses oncles et ses tantes. Un heureux hasard permit de retrouver sa trace et de le prévenir de la présence de sa petite-fille. Il fit sans tarder les démarches nécessaires auprès du consulat pour lui faire obtenir au plus vite un visa d’entrée.

Rachel quitta aussitôt le Centre dont elle était pensionnaire et vint à Paris, où hébergée par des amis, elle dut encore attendre jusqu’à mars 1947 pour obtenir une place sur le bateau qui allait l’emmener à New York, après cinq ans d’errance et de solitude. Avant son départ, elle rendit visite à Madame REGISTEL : ce fut leur dernière rencontre.

Devenue Rochelle Sameroff par son mariage, elle vit aujourd’hui aux Etats-Unis. Elle a trois enfants et cinq petits-enfants

Récemment, une visite au  MEMORIAL de YAD VASHEM à Jérusalem, lui a permis d’authentifier un passé dont les nazis ne sont pas parvenus à éteindre la mémoire. Elle a découvert d’abord, gravé à jamais sur le mur des noms, celui de sa petite sœur  Fernande, répertoriée par Serge Klarsfeld parmi les enfants arrêtés lors de la rafle du Vel ’d’Hiv’, séparés de leurs parents, internés à Drancy jusqu’à ce que soit donné par le gouvernement de Vichy l’ordre de les envoyer au massacre. Puis, d’un clic sur l’ordinateur du Musée, elle a vu surgir de l’oubli les noms de Bronia et de Wolf, ses parents, signalés comme disparus par des cousins émigrés en Israël…. toute une  branche de son arbre généalogique qui allait bientôt revivre autour d’elle !

Rochelle va revenir en France, pays où elle a vécu le pire et le meilleur de sa vie, pour assister à la remise de Médaille des Justes que va recevoir Jeanne VOINOT et, à titre posthume son mari Roger, avec lesquels elle n’a jamais cessé d’entretenir des relations épistolaires. Tous deux avaient jusqu’ici refusé une récompense pour un geste qu’ils estimaient normal et naturel. Jeanne VOINOT sera également ce-jour là,  décorée de la Légion d’Honneur Heureuse de pouvoir leur manifester enfin sa reconnaissance,  Madame Sameroff regrette cependant qu’il ne lui soit pas possible de rendre le même hommage à Madame REGISTEL …. A moins que les échos de cette cérémonie de remise parviennent aux oreilles d’un ayant droit de celle qui lui a tant donné mais dont elle n’a pas été prévenue de la disparition.

Le 27 avril 2010, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah, a décerné à Monsieur Roger Voinot et à son épouse Madame Jeanne Voinot, le titre de Juste parmi les Nations. 

Légende photo1: De gauche à droite : Gilbert Voinot, frère de Roger, engagé volontaire dans l’armée Leclerc – Roger Voinot – Jeanne Voinot – Maurice Michaud, un ami,  Rachel Kokotek, Reine, une amie de la famille – et au premier plan Nicole Voinot. (Photo prise fin 1944)

Légende photo1: De gauche à droite : Gilbert Voinot, frère de Roger, engagé volontaire dans l’armée Leclerc – Roger Voinot – Jeanne Voinot – Maurice Michaud, un ami,  Rachel Kokotek, Reine, une amie de la famille – et au premier plan Nicole Voinot. (Photo prise fin 1944)

Légende photo 2: A gauche Roger Voinot et sa femme Jeanne, leur fille Nicole en bas, extrême gauche Mme Sameroff Komotek.

Légende photo 2: A gauche Roger Voinot et sa femme Jeanne, leur fille Nicole en bas, extrême gauche Mme Sameroff Komotek.

Articles annexes

LONGHI Jeanne – Arrière petite fille de Jeanne et Roger VOINOT « Justes parmi les Nations »

Voyage de la fondation France Israël

Remise de la médaille des Justes- Roger et Jeanne VOINOT

 

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                    LIEUX ET MONUMENTS                    

- Les vestiges du camp fortifié romain sont toujours visibles au-dessus du village.

Avrolles conserve une église du XVe siècle, dont la particularité est que le clocher est séparé de la nef par une allée de tilleuls.

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LE CHATEAU D'AVROLLES

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