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En 1791, l'instruction était donnée, à Brienon par le Sieur Pourille, recteur des petites écoles, qui recherchait une personne instruite pour l'aider dans sa tache. Il est probable qu'il n'obtint pas satisfaction car, en 1793, on demandait un maitre d'écriture pour instruire la jeunesse en lui offrant cette fois, un traitement annuel de 400 livres, indépendamment de la rétribution payée par les habitants. Cette proposition dut paraitre assez attrayante puisque,qu'en 1810 on comptait à Brienon, un instituteur, deux institrutrices et un grammairien. Ce grammairien était un instituteur ne recevant que les élèves de 12 à 16 ans auxquels il enseignait la grammaire, l'histoire, la géographie et complétait l'instruction en lecture, écriture et aritmétique.
Manquant d'institutrices en 1821, le conseil municipal fit venir deux religieuses hospitalières de Tours qui furent installées dans les dépendances de l'hospice. C'est là que se tinrent les classes jusqu'en 1868, date à laquelle une école de filles et une salle d'asile (école maternelle) furent construites sur l'emplacement de l'ancien cimetière. Les religieuses furent remplacées par des institutrices laîques en 1880.
L'école des garçons se tenait dans des locaux loués par l'instituteur. Celui ci recevait en 1829 un traitement de 600 francs, et devais instruire gratuitement 40 élèves pris parmi les familles necessiteuses. La redevance mensuelle des parents était, à l'époque de 1 franc pour les débutants, 1franc 50 pour les élèves à la lecture et à l'écriture et 2 francs pour ceux qui apprenaient le cacul et des éléments de langue française. Cette rétribution ne cessa qu'en 1868 lorsque le conseil municipal décida la gatuité de l'enseignement primaire, prenant à sa charge le traitement des maitres.
Afin de disposer d'un local approprié, la ville, avait fait l'acquisition, en 1833, d'une maison située rue du vieux marché. Ele la fit aménager et l'école des garçons s'y installa en 1838. Par la suite, en raison du nombre croissant des élèves, c'est pourquoi, en vue de permettre son agrandissement, Mr Benoist, propriétaire de la maison voisine, la légua à la ville en 1880. En reconnaissance de ce don généreux, le conseil municipal rebatisa la rue du vieux boucher en rue Benoist.
Malgré cette extension, avec les années, les locaux se révèlèrent, à leur tour, trop exigus. En 1935 le conseil municipal envisagea la construction d'une nouvelle école de garçons, mais il fallut attendre vingt ans avant de pouvoir réaliser ce projet. C'est le 20 mars 1955 qu'eu lieu l'inauguration du groupe scolaire André Gibault, vers le boulevard Delattre de Tassigny près du nouveau faubourg qui se construit. Il comprend outre les logements des enseignants, six classes de garçons et trois classes maternelles.

Cet ensemble paraissait grandiose à l'époque et pourtant six ans après, il se révélait déjà insuffisant, aussi fut-il complété par trois classes préfabriquées qu'on installa en 1962.
Indépendamment de l'enseignement primaire, le conseil municipal avait décidé, en 1819, d'établir un pensionnat dans l'ancienne caserne que le ministre de la guerre venait de remettre à la ville. Le Directeur reçu un traitement de 1000 francs à charge, pour lui, de fournir le mobilier, d'avoir un adjoint et de recevoir gratuitement 2 élèves désignés par le Maire et dont les parents n'avaient pas les moyens de payer les cours. la rue des casernes devint alors rue du Collège. Le pensionnat eut, de 1831 à 1867 un maitre de musique qui s'occupait aussi de la "musique de la garde nationale" parmi ses directeurs il faut citer Léandre Sardou qui fut nommé à Brienon en 1832, Alors que son fils Victorien avait seulement un an. Léandre Sardou cessa ses fonctions en 1836. Ce pensionnat cessa de fonctionner en 1882.
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