LES FORTIFICATIONS

 

La ville de Brienon fut fortifiée au XIV .siècle. Voici ce que déclara à ce sujet le procureur de la commune devant le conseil municipal "Les murs, remparts et fossés sont une propriété qui a été cédée à la ville par chartre le 15 juin 1370 par Charles V, roy de France, et sont inaliélables".

Mais il est maintes circonstances que la commune, pour faire le bien de ses concitoyens a bien voulu tolérer qu'ils se servent de ces murs et remparts soit pour consolider leurs batiments, soit pour en augmenter l'étendue, soit encore pour en diminuer les frais de construction ou d'autres motifs de bienfaisance" Aussi les habitants en étaient-il venus à considérer ces murs et remparts comme étant leur propriété.

C'est ainsi qu'en 1790, la commune ayant décidé que les fossés faisant partie des fortifications seraient comblés, que des arbres y seraient plantés avec ordre pour en faire des promenades et décorer la ville.Il se trouva qu'une tourelle en saillie interrompait totalement une des principales allées.

Le sieur Marin Chauvisé, qui avait accoté des batiments à cette tour, s'en prétendait le propriétaire et s'opposait à ce qu'on y touchât. La commune rejeta cette prétention, fis démolir la tour et reconstruire le mur à l'alignement des autres et autorisa toute fois le sieur Chauvisé à y adosser un nouveau batiment.

Cependant, seules les promenades de l'Est furent aménagées à cette époque  et la ville y fit installer douze bancs.

Les fossés du coté Ouest, comblés furent transformés en jardins et loués à des particuliers. C'est seulement en 1844 qu'ils furent à leur tour convertis en promenades afin de donner du travail aux indigents.

      PROMENADES COTE OUEST      

Promenade

      PROMENADES PORTE D'EN HAUT     

Brienon 2020 8

      PROMENADES COTE EST      

Promenade 7

 

      PROMENADES COTE NORD       

445 001

On réalisa d'abord une première section du marché aux bestiaux vers la porte d'en Haut jusqu'à la rue des Mardelles. En 1845, une deuxième section fut exécutée jusqu'à la rue des casernes (actuellement rue Victorien Sardou et, l'année suivante, les nouvelles promenades comme on les appelaient, s'étendaient jusqu'à la grande rue, à la porte d'en bas.

Actuellement ce ne sont plus des remparts qui entourent l'ancienne ville de Brienon, mais des maisons construites bout à bout et qui forment une véritable ceinture de pierres. on accédait à la ville par trois portes: la porte d'en bas ou porte du port, la porte de la Poterne sur la route de St Florentin et de la porte d'en haut. Cette dernière après avoir été remise en état en juillet 1792 lorsqu'on déclara la patrie en danger fut démontée suivant décision du 11 messidor an 3 par le citoyen Philippe Doulcet charpentier, qui déposa les bois au magasin de la commune..

Chacune de ces portes était alors constituée par des pilastres en pierre de taille surmontés d'un cintre en fer sur lequel étaient placées autrefois les armes de la ville. De chaque coté,des passages étaient réservés pour les piétons.

Pour faciliter la circulation les ponts et chaussées demandent, en 1819 que ces pilastres soient abattus. Le conseil municipal s'y oppose, considérant que ces pilastres étant élevés aux extrémités de la Grande Rue et de la Poterne terminent agréablement ces deux rues et, du coté opposé, marquent l'entrée de la ville qui n'est pas sans agrément, reconnait si bien qu'ils sont nécessaires à l'embellissement de la ville qu'il préfèrerait voter des fonds pour leur restauration.

Rue 5

sur cette photo on distingue les 2 pilastres de la porte de la Poterne qui seront démolis en 1964

 

En 1830 une ordonnance royale prescrivit l'élargissement de la rue suivie par la route royale n°5 bis et les pilastres de la Poterne furent démolis mais, après l'achèment des travaux. En 1835 on en reconstruit deux autres, dans l'alignement des maisons qui sugsistèrent jusqu'en 1964 ( né en 1949, j'ai connu ces 2 pilastres) Ceux de la porte d'en haut furent supprimés en 1848 et celui qui subsistait encore à la porte d'en Bas disparut en 1855