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LES GUERRES
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Déclaration de guerre
A Brienon le 7 septembre le maire Gabriel Guillot, se démet de ses fonctions qui seront remplies, provisoirement, par Pierre Bridier, premier conseiller. Le premier soin de la municipalité est de réorganiser et équiper la garde nationale. Dans le courant d'octobre, les habitants sont requis pour aller creuser des tranchées, sous la direction de Mr Ficatier, conducteur des ponts et chaussées sur la route de Joigny près du moulin neuf, sur celle d' Auxerre à 50 mètres au-delà du pont de l'Armançon et sur celle de Nogent à l'entrée des bois de Brienon, près de Bellechaume. Les Prussiens, campés à Pontigny entre à Brienon le 18 novembre. En moins d'une heure ils comblent la tranchée ouverte près du moulin Neuf avec du bois de chauffage et se dirigent vers Joigny. Une escarmouche a lieu près d'Esnon avec les gardes nationaux venus de Joigny, mais ceux ci se retirent prudemment en voyant l'importance des forces ennemies. Ils ont néanmois quatre tués et trois grièvement blessés. Mr Bridiier, qui fait les fonctions de maire,est emmené à Joigny en compagnie d'habitants d'Esnon, de Bassou et de Laroche. Il est libéré le lendemain et rentre à Brienon. Pendant ce temps, les 18, 19 et 20 novembre, 30 000 hommes, 12 000 chevaux, une importante artillerie et des fourgons de toutes sortes ont traversé la ville. 4 000 hommes à raison de 20 à 40 et jusqu'à 50 par maison, ainsi que 1 200 ghevaux logent chez les habitants. Les Prussiens ont soin, en passant de voler la caisse du percepteur contenant 4 000 francs. Le 24, Mr Ordinaiire, fils de préfet du Doubs, entre à Brienon à la tête de 270 francs tireurs en vue d'aller enlever le poste allemand installé à Auxon sur la route de Troyes. L'attaque commence le 25 au matin par surprise . Le chef des troupes prussiennes, le commandant Couvreur s'échappe à moitié nu dans la campagne. Ses soldats, retranchés dans la halle,opposent une vive résistance, mais trois sont tués et douze sont faits prisonniers. Les autres s'échappent pour aller donner l'alerte à Troyes. Les assaillants de leur coté, ont eu seize hommes hors de combat, tant tués que blessés. Apprenant qu'un fort détachement prussien vient à le rescousse, ils s'empressent de battre en retraite sur Brienon, ou ils arrivent le 26 avec leurs prisonniers. La compagnie PLM, avait déjà replié son matériel vers le Midi, tout service était supprimé. Pour rendre la voie inutilisable, un détachement de la colonne mobile du lieutenant colonel Carrière, composé de 350 volontaires de l4onne et de l'Aube parmi lesquels une quarantine d'ouvriers d'art remplissant l'office de sapaurs du génie, arrive le 25 à marches forcées et fait sauter le pont de chemin de fer de Crécy. Et puis se furent les réquisitions. Le 27 novembre, au matin, 6 000 hommes de troupes allamandes: infanterie, cavalerie, artilllerie se dirigeant vers Joigny réquisitionnent 700 kilos d'avoine, 8 vaches et un certain nombre de voitures et de chevaux pour transporter leurs bagages. Le même jour, à 3 heures de l'après midi, ce sont 1 500 hommes Polonais et Prussiens qui viennent passer la nuit à Brienon. Le 27 décembre 1870, 180 hommes et quatre officiers prussiens viennent s'installer au chateau. les hommes sont nourris chez les habitants,les officiers à l'hotel. Le 12 janvier 1871, le commandant des troupes prussiennes à Joigny, frappe la ville d'une réquisition de 300 paires de bottes et de 200 paires de semelles à livrer sous huitaine. A défaut, il faut payer la valeur, soit 6 000 francs pour les bottes etde 380 francs pour les semelles. En outre une aende est infligée pour la rupture du pont de Crécy. Le 23 janvier 1871, avant le levé du jour, un détachement commandé par le capitaine Moulins, après s'être emparé de la gare ou il avait fait prisonnier les occupants, veut se rendre maitre de la garnison du chateau. Mais ne connaissant pas les lieux et trompés par l'obscurité, les soldats tirent une décharge sur l'hotel de ville qu'ils prennent pour le chateau. Ces derniers alartés prennent pososition derrière le mur, riposte par un feu nourri. Les Français sont surpris par cette contre attaque de flanc. Le capitaine Moulins est blessé d'une balle dans la cuisse (il mourra quelques jours plus tard) un homme tombe mortellement atteint et plusieurs sont blessés. Les autres soldats qui pour la plupart, recevaient le baptème du feu, sont pris de panique et se dispersent de tous cotés. Deux volontaires de la Nièvre et un soldat allemand ont été tués au cours du combat Au petit jour, les allemands fouillent la ville pour retrouver les soldats français, mais sans résultat. D'autres coups de main furent effectués vers la même date, notamment à la gare de Migennes et des représailles étaient à craindre. Lorsque parvint la nouvelle d'un armistice conclu le 28 janvier 1871. Durant le mois de février et mars de nombreuses troupes allemandes traversent Brienon pour retourner en Allemagne. Pour commémorer le souvenir des soldats morts pour la patrie en 1870 et 1871 un monument fut élevé place du carré et inauguré le 25 aout 1878.
Par la suite, lors de la construction de la halle aux grains, en 1882, le monument fut transféré à l'extrémité de la promenade de l'Ouest près de la grande rue
LA GUERRE DE 1914 - 1918
Les habitants de Brienon furent durement éprouvés par la guerre de 1914 - 1918 durant laquelle 96 Brienonnais y laissèrent leur vie sur les champs de bataille. Dans une seule famille, six frères étaient mobilisés, quatre furent tués aux combats et les deux autres décédèrent des suites de leurs blessures. Pour commémorer ce sacrifice, la ville changea le nom de la rue du Seau ( rue ou était née la famille) en rue des frères Soliveau. En 1916, l'autorité militaire envoya un certain nombre de prisonniers à Brienon ou ils furent occupés, les uns chez des cultivaters, d'autres à la sucrerie ou encore employés à extraire du silex pour l'entretien des chemins. La ville décida en 1920 délever un monument pour perpétuer la mémoire des soldats de Brienon tombés pendant la grande guerre. Elle chargea le statuaire Cladel de Paris, d'ériger ce monument qui ce dresse sur la place de l'hotel de ville et dont l'inauguration eut lieu le 12 juin 1921
ARMISTICE 11 NOVEMBRE 1918 5h15 le lundi 11 novembre 1918. À Rethondes dans la forêt de Compiègne, un simple wagon réaménagé à la hâte abrite l’un des évènements majeurs de ce début du XXe siècle. Ce wagon, c’est celui du train d’État-Major du maréchal Ferdinand Foch, dans lequel les généraux allemands et alliés se réunissent pour signer l’armistice qui met fin à la première guerre mondiale. En quelques minutes, le document, composé de 34 articles, circule de main en main. Sur le front occidental, le conflit prend fin à 11 heures précises ce même jour.
LES ARBRES DE LA LIBERTE Pour ériger le monument aux morts à l'emplacement qu'il occupe, il fallut arraché de la liberté planté quarante ans auparavant. Quatre arbres, au moins, avaient déjà été mis en terre et aucun n'avaient survécus. C'est en 1792 que, sur demande d'une vingtaine d'habitants, le premier arbre de la liberté fut planté sur la place publique, en face de la halle. Le 14 juillet, à quatre heures du soir (16h) Et l'on chanta à cette occasion, quelques couplets dont voici un extrait:
Le beau chêne ne vit sans doute pas beaucoup de rameaux s'épanouir car, dans la nuit du 9 au 10 pluviose, an 4 (27 février1796) il fut scié clandestinement. On rétablit alors le service de nuit de la garde nationale et, le 10 pluviose, l'assemblée municipale faisait planter un nouvel arbre, en même temps qu'elle prenait des dispositions pour faire célébrer dignement " l'anniversaire de la juste punition du dernier Roy des Français" On ignore quelle fut la durée de ce symbole de la liberté, mais en mars 18848, on dut planter un nouvel arbre, cette fois-ci sur la place de l'hotel de ville. La tranplantation fut faite dans de bonnes conditions et l'arbre prit rapidement de la vigueur. On craignit peut-être qu'il ne se développat plus vite que la Liberté, car on le fit abattre en mars 1853. Un nouvel fut mis en terre le 30 janvier 1879, jour de l'élection de Jules Grévy à la présidence de la République, mais il ne vécut pas et il fallut lui donner un successeur en 1881. C'est celui-ci, plein de sève, qu'on dut arracher pour pouvoir ériger le monument aux morts de 1914-1918. Son remplacant fut planté à l'entrée de la place, il n'eut qu'une durée éphémère, dépérit vite, et c'est en 1935 que fut planté le pacfique marronnier qui a maintenant disparu.
LA GUERRE DE 1939 - 1944 La guerre de 1939-1944 n'eut rien de commun avec celle de 1914. En quelques semaines les divisions blindées allamandes désorganisèrent l'armée Française dont on dit souvent que l'armement était en retard d'une guerre. Brienon, comme une grande partie de la France, connut l'occupation et vécut à l'heure allemande.
L'année 1940 fut marquée par un tragique événement. Un stock de poudre avait été abandonné au lieudit "Les Alouettes" Le garde champêtre, de sa propre initiative, résolut de le supprimer, mais la déflagration qu'il déclencha provoqua d'importants dégâts aux toitures, vitres, fenêtres, portes, cloisons, dans un secteur assez étendu. Le montant des réparations s'éleva à 243000 francs. A mesure que l'occupation se prolongeait, l'hostilité envers l'ennemi s'accentuait. En 1943, deux groupes de résistants comprenant 6 à 8 partisans, se constituèrent dans la clandestinité. L'un dépendait du Frond National, l'autre de Libération Nord, chacun, au début ignorant l'autre et travaillant pour son compte. Les dirigeants étaient Emile Blondeau, André Gibault, Fernand Lamidé et Marcel Perrot et plusieurs sabotages sur les voies ferrées et le canal sont à leur actif... Le 13 mai 1944, pour anéantir les groupes de résistance, 1200 allemands encerclent la ville et arrêtent 25 personnes, signalés comme suspectes, parmi lesquelles se trouvent Emile Blondeau, André Gibault, Jean Valadier, Lucien Bourguignon et Firmin Souyri un cafetier de Paroy en Othe qui avait organiser un maquis. Vingt et un de ces résistants furent libérés au bout de sept semaines, vers le 1er juillet 1944. Quatre autres restèrent aux mains de l'ennemi: deux jeunes réfractaires au STO, ainsi qu' Emile Blondeau et Firmin Souyri. Ces derniers, bien que torturés ne livrèrent aucun des secrets qu'ils détenaient et moururent en déportation. Emile Blondeau décédé à une date inconnue et Firmin Souyri vers le 15 janvier 1945. Fernand Lamidé, qui avait jusque là échappé aux recherches de la Gestapo, fut arrêté le 15 aout 1944, à une semaine seulement de la libération et fut fusillé entre Saint Georges et Auxerre à la ferme des Renards en même temps que d'autres maquisards. Alors que dans les localités voisines: Saint Florentin, la gare de Laroche, de violents bombardements par l'aviation alliée avait précédé la libération. Un groupe d'ennemis venant de Saint Florentin se dirigeait vers Brienonmais abordé par la maire, Mr André Gibault et trois autres résistants Edmond Ladoue, Henri Jolly et Denis Cance, ces allemands, sérieusement démoralisés se rendirent sans résistance. Pour commémorer le souvenir des deux résistants Brienonnais exécutés par l'ennemi, le Conseil municipal à donné le nom d'Emile Blondeau à la place de l'hotel de ville et celui de Fernand Lamidé à une partie de la rue de la Porte d'en haut... Le 13 mai 1944, aux aurores, la commune est encerclée et une unité hitlérienne occupe la Grande-Rue. Les soldats, bien informés, pénètrent dans les maisons et rassemblent 25 hommes, âgés de 19 à 69 ans.
Des noms de notables, commerçants et artisans figuraient sur une liste que le chef départemental du Parti populaire français avait sûrement établi et confiée aux autorités allemandes. En 1944, les habitants vivaient un drame humain dont la France était parsemée en ces sombres temps de l’Occupation. Alors qu‘à la gare de Laroche-Migennes les sabotages se succèdent, les exécutions de collaborateurs se font de plus en plus nombreuses. Les résistants des groupes autour de Paroy-en-Othe agissent à Brienon et à Esnon, où ils suppriment le chef départemental du Parti populaire français, dénonciateur de partisans. Le 13 mai 1944, aux aurores, la commune est encerclée et une unité hitlérienne occupe la Grande-Rue. Les soldats, bien informés, pénètrent dans les maisons et rassemblent 25 hommes âgés de 19 à 69 ans. Parmi eux, le maire de l’époque, André Gibault, mais surtout « des notables, commerçants et artisans, des noms figurant sur une liste que le chef départemental du Parti populaire français avait sûrement établie et confiée aux autorités allemandes. Les soldats savaient où ils entraient », peut-on lire dans l’ouvrage référence Si la résistance m’était contée , de l’historien local Robert Bailly. À 9 heures, l’opération était terminée et les otages emmenés à la prison d’Auxerre. Certains furent envoyés dans les camps de sinistre mémoire de l’Allemagne nazie, comme le garagiste Émile Blondeau, qui ne reviendra pas. Le 6 juin, le débarquement en Normandie change la donne et le 22 juin, après des jours d’incertitudes et de violences subies, plusieurs otages reviennent en ville et sont déposés sur la place qui rappelle l’épisode. Brienon sera libérée le 23 août 1944, non sans un ultime fait d’armes. Edmond Ladoué au culot Car les Américains ne sont pas encore là et une colonne allemande arrive en ville venant de Saint-Florentin. La liesse s’arrête instantanément et les résistants s’organisent. Edmond Ladoué va chercher chez lui une grenade dérobée. Allant à la rencontre des soldats de la Wehrmacht, il la brandit et annonce aux ennemis, au prix d’un culot sans nom, que les Américains sont dans la commune. Les Allemands lèvent les bras et se rendent. Edmond Ladoué les mène aux forces de la Résistance qui les désarment et les font prisonniers. Les résistants brienonnais déportésComme chaque dernier dimanche d’avril depuis 1954, la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation est commémorée.
Emile Blondeau Arrivé dans la commune en 1932 lorsque son père reprit le garage de la rue Marcellin-Parigot, Émile Blondeau s’engagea dans la résistance aux premiers jours de l’invasion allemande, en organisant le maquis Victoire, établi près du hameau de la Ramée. Des destins tragiques Dénoncé, il est envoyé au camp de Flossenbürg, où il décède à la fin du mois de juillet 1944. Alors conseiller municipal de la commune, il était encore noté absent aux séances deux ans plus tard, sa mort n’ayant pu être établie avec certitude dans un pays en totale reconstruction.
Émile Blondeau (à g.) devant son garage de la rue Marcellin-Parigot - Simon Legouge résistant, est arrêté le 22 septembre 1943 et sera déporté.- Firmain Souyri Tenancier du bar de Paroy-en-Othe à l’époque,lui, ne reviendra pas de sa déportation. Il fut un ami personnel d’Émile Blondeau.- Xavier et Marcel Horteur, résistants, sont arrêtés le 22 septembre 1943 et seront fusillés le 23 décembre 1943 Les camps et les lieux d'internement de l'Yonne107e - 108e - 109e CTE Saint Florentin 205 - 208 - 209e CTE Auxerre 36 - 65 - 114 - 175e CTE Cravant 66e CTE Chemilly sur Yonne 67e CTE Vincelles Camp de Saint Denis les Sens Camp de Lalande Camps de Vaudeurs Camp de Saint Maurice aux Riches Hommes Frontstalag 124 Joigny Frontstalag 150 Auxerre Frontstalag 150 Saint Florentin Frontstalag 150 Z Cravant Frontstalag 150 Z Joigny Frontstalag 150 Z Sens Maison d'arrêt d'Auxerre Prison de Sens Chronologie |
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